Je pense que tu resteras toujours en moi. Tu as laissé une trace indélébile, ineffaçable, et j'ai beau frotter, gommer, tipexer, elle ne veut pas s'en aller. J'ai même essayé de simplement la cacher, ou même la dissimuler. Mais elle se sent. Elle se voit. C'est comme ça, c'est la vie. La vie suit son cours, et si je ne m'y accroche pas, je serai perdue à jamais. Je n'ai pas vraiment le choix. Je sais que tu m'as oublié. Je sais que tu ne dois même plus te rappeler le son de ma voix, ou encore la couleur exacte de mes yeux. Je sais que je n'ai jamais rien été pour toi, et que je ne serai jamais quelque chose d'important, ou même quelque chose d'existant dans ta vie. Je n'en fais plus partie, par mon choix oui, mais j'avais espéré (surement un peu trop j'avoue), que tu me cours après, que tu me retiennes, que tu me prennes la main. Que tu ne la lâches pas. Que tu me sers contre toi. J'avais trop d'espoir. Je n'en ai plus. J'avais recommencé à me construire, j'avais refait d'immense pas en avant, je me sentais tellement bien en sachant que tu étais là Kevin. Je ne suis pas ta mère, ni ta soeur, ni ta copine, ni même ton amie. Je ne suis qu'un souvenir que tu as chassé de ta mémoire aussi vite que tu l'y as gravé. Malgré cela, je sais que j'ai pu vivre quelque chose d'incroyable. Car oui, en deux semaines, voir en 4 jours (comme vous préférez) on peut en ressentir des choses. On peut passer du rire aux larmes, on peut se sentir aimer, on peut se sentir en sécurité, on peut se sentir belle, on peut se sentir en confiance. On peut tout ressentir. Et grâce à toi, j'ai ressentit tout cela, à nouveau. J'ai senti que quelqu'un posait à nouveau ses yeux sur moi, et j'ai senti que tout cela me manquait. J'ai sentit que si tu l'avais voulu, j'aurais été prête à tout mettre en oeuvre pour être avec toi, pour te voir au moins 2 fois par semaines, pour que nous soyons heureux. J'ai aussi senti, très rapidement et à mon grand malheur, que ce n'était pas ton cas, et saches que je ne t'en ai jamais voulu. Tu ne m'as jamais déçu, je me suis déçue moi-même, d'être tombée amoureuse aussi vite. De m'être fait prendre dans un piège aussi stupide. Futile. Je ne pense qu'à toi. Mais je t'en prie, ne penses pas à moi. Ne parle pas de moi. Tout ce texte ne sert à rien, à part me vider le coeur, et avoir l'impression de t'avoir parlé. Avoir l'impression que tu sais ce que je pense, alors que non. Mais laissez-moi me persuader de ce que je veux. Comme à chaque fois, on se dit qu'on n'aimera plus jamais. Que nous nous fermerons à n'importe qui. Et comme tout le monde, je le pense. Avec le temps, on apprend à vivre avec oui, mais n'oubliez pas que toute notre vie nous aurons cette cicatrice sur notre coeur. N'oubliez pas qu'il est toujours en vous, cet amour incompris.